On entend souvent que le métabolisme « s'effondre » à partir de 40 ans. En réalité, c'est plus nuancé. La dépense énergétique reste globalement stable de 20 à 60 ans, y compris pendant la grossesse. Le véritable déclin métabolique ne débute réellement qu'à partir de 60 ans.
Mais pourquoi mon corps change ?
A 40 ou 45 ans, ce n'est donc pas le métabolisme en tant que tel qui s'effondre brutalement. Ce qui change, c'est autre chose : la composition du corps, les hormones, et les habitudes de vie.
Ce qui explique la prise de poids…
- La perte de masse musculaire: Sans effort spécifique pour l'entretenir, on perd en moyenne environ 1 % de masse musculaire par an à partir de la quarantaine. Or le muscle consomme plus d'énergie au repos que la graisse : moins de muscle signifie donc une dépense énergétique globale plus faible, même si le métabolisme de base individuel ne "ralentit" pas au sens strict.
- Les changements hormonaux: À l'approche de la ménopause, la diminution des œstrogènes modifie la façon dont l'organisme stocke les graisse, surtout au niveau abdominal.
- Une sensibilité à l'insuline qui diminue: Avec l'âge, le corps répond moins efficacement à l'insuline, l'hormone qui régule la glycémie. Le pancréas doit alors en produire davantage pour un même apport en glucides, ce qui favorise le stockage des graisses et peut augmenter les sensations de faim.
- Des habitudes de vie qui changent: Beaucoup de personnes continuent à manger comme à 25 ans, alors que leur niveau d'activité physique quotidien a naturellement diminué avec le temps (moins de sport, plus de sédentarité liée au travail ou à la vie de famille). Ce n'est pas un manque de volonté : c'est un décalage progressif entre les apports et les besoins réels du corps, qui s'installe insidieusement.
✔️ Un accompagnement personnalisé, basé sur un bilan de composition corporelle, permet d'agir sur les bons leviers plutôt que de deviner.
Sources:
- Pontzer H., Yamada Y., Sagayama H., et al., Daily energy expenditure through the human life course, Science, 2021;373(6556):808-812
- Duke Today / Duke University Population Research Institute, communiqués sur l'étude Pontzer et al. (2021)
- Scientific American, New Human Metabolism Research Upends Conventional Wisdom about How We Burn Calories
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